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Les recettes publicitaires ont quasi stagné en 2011

11 mai 2012

Berne (ats) Les recettes publicitaires ont quasiment stagné en Suisse l’an passé, après le rebond survenu en 2010. Le chiffre d’affaires net de la branche a augmenté de 0,8%, pour atteindre 4,69 milliards de francs.

Ce résultat est toutefois nettement inférieur à la moyenne des dix dernières années (-6,4%), a relevé vendredi la Fondation statistique suisse en publicité, qui mandate l’institut REMP pour établir ses données.

Dans le détail, les recettes publicitaires de la presse, qui représentent 43% du total, sont restées stables à 2 milliards de francs (+0,2%). Comme d’habitude, la moitié en revient à la presse quotidienne. Cette dernière a perdu 0,3% à 1,34 milliard. Seule la presse professionnelle enregistre une croissance supérieure à la moyenne, en hausse de 9% à 118 millions.

Télévision en verve
La télévision - chaînes publiques, privées et fenêtres publicitaires étrangères confondues - apparaît à nouveau comme la grande gagnante de l’année. Ses recettes ont augmenté de 13,3% à 697 millions de francs et dépassent de 24,2% la moyenne des dix dernières années.

La progression est due avant tout aux fenêtres publicitaires étrangères, en hausse de 27,7% par rapport à 2010 à 275 millions de francs.

Les autres médias électroniques ont connu des évolutions diverses. La radio a gagné 4,4% à 102 millions de francs, alors que le cinéma (-16,4%) et le télétexte (-12%) ont continué de perdre du terrain. Sur dix ans, les deux médias présentent un net recul, de respectivement 27,3% et 40%.

Quant à la publicité directe, qui arrive tout droit dans les boîtes aux lettres, elle a généré des recettes d’environ 1 milliard de francs, en baisse de 0,3% par rapport à 2010. Elle représente 22% du total des recettes de la branche.

Casse-tête pour Internet
De son côté, la publicité extérieure, qui se limite à l’affichage, à la publicité dans les moyens de transport et aux néons, a vu ses recettes diminuer de 8,5% à 515 millions de francs. Les annuaires d’adresses ont poursuivi leur tendance positive, en gagnant 3,7% à 235 millions.

Concernant la publicité en ligne, la fondation relève qu’il n’est toujours pas possible d’en mesurer les recettes. La complexité d’Internet et le manque de données fiables ne permettent pas de publier des statistiques comparables aux autres branches.

L’institut Media Focus indique un chiffre d’affaires brut pour la branche de 176 millions de francs en 2011, ce qui correspond à une augmentation de 10,4%.

« Tages-Anzeiger » : fin de collaboration avec des journaux régionaux

10 mai 2012

Zurich (ats) Le « Tages-Anzeiger » met fin au début juin à sa collaboration avec les trois journaux régionaux « Zürcher Oberländer », « Zürcher Unterländer » et « Zürichsee-Zeitung ». Le quotidien zurichois souhaite redevenir un journal suprarégional, a indiqué mercredi le groupe de presse Tamedia.

Le « Tages-Anzeiger » ne reprendra plus les nouvelles régionales de ces quotidiens. Cette décision va provoquer 6 licenciements, dont 5 dans le secteur des services, au « Zürcher Unterländer » et au « Zürichsee-Zeitung » et probablement 4 au « Tages-Anzeiger ».

Le groupe de presse Tamedia a acquis les trois journaux régionaux en 2010 dans le cadre d’un échange d’actions avec son concurrent zurichois « NZZ ». Son objectif était alors de dominer la presse régionale zurichoise.

Pour syndicom, syndicat des médias et de la communication, « Tamedia fait preuve d’un cynisme éhonté en offrant l’indépendance à ses titres régionaux ». Cette « indépendance » est « précaire » car sans personnel en suffisance, les journaux régionaux « n’auront guère de chance de survivre ».

Le syndicat demande d’annuler les licenciements. A défaut, il exige « un plan social correct » garantissant au moins le niveau de prestations défini dans le plan social de 2009.

Les prix en kiosque ne sont pas près de baisser

10 mai 2012

Berne (ats) Les prix des journaux et périodiques étrangers ne sont pas près de baisser. Interpellé par le conseiller aux Etats Didier Berberat (PS/NE) sur les écarts scandaleux avec les tarifs d’origine, le Conseil fédéral reconnaît le problème mais ne veut pas intervenir.

Alors que le cours de l’euro par rapport au franc avoisine les 1,20 franc, Le Canard enchaîné coûte 1,2 euro en France contre 2,60 francs en Suisse. Die Süddeutsche Zeitung est vendue 2 euros en Allemagne et 4,80 francs sur le territoire helvétique. Le taux est encore plus prohibitif pour La Republica proposée à 3 francs - le triple du prix en euro affiché en Italie.

Ces différences sont difficilement justifiables dans leur proportion actuelle, admet le gouvernement dans sa réponse publiée jeudi. Ne disposant « lui-même d’aucune possibilité d’intervenir », il renvoie la balle au surveillant des prix dont « il soutient expressément les efforts ».

Peu de succès
Stefan Meierhans s’occupe du dossier depuis 2010. Ses discussions avec les éditeurs étrangers et le grossiste Valora n’ont toutefois eu que peu de succès jusqu’ici. Seules quelques publications ont vu leur tarif baisser.

M.Prix n’a de possibilité formelle d’intervenir et d’imposer son point de vue qu’envers les entreprises puissantes sur un marché et les cartels. Sans compter qu’un abus de prix est exclu lorsqu’une concurrence efficace existe. En l’espèce, le surveillant des prix dépend de la bonne volonté des éditeurs étrangers qui fixent les prix, ses décisions ne pouvant être imposées hors des frontières.

La commission de la concurrence pourrait aussi ouvrir une enquête en cas d’indices concrets de restrictions illicites à la concurrence. Mais son secrétariat s’est mis d’accord avec M. Meierhans pour laisser d’abord le dossier au surveillant des prix.

Le Conseil fédéral veut attendre de voir si le problème peut être résolu uniquement avec les moyens du droit de la concurrence. Il considère une loi spéciale sur la vente des périodiques, avec la possibilité de fixer une différence de prix maximale par rapport à l’étranger, telle que le prévoyait d’ailleurs la loi sur le prix du livre rejetée par le peuple en mars, comme ultima ratio à approfondir suivant l’évolution du dossier.

Radio/TV

9 mars 2012

Berne (ats) Tout le monde, ou presque, devra payer la redevance radio/TV. Le Conseil fédéral a mis mercredi cette révision de loi en consultation jusqu’au 29 août. Il propose par ailleurs de permettre aux télés régionales concessionnaires de diffuser hors de leur région et sur Internet.

Actuellement la perception de la taxe est liée à la possession d’un téléviseur ou d’une radio (462 francs par an par ménage, au moins 612 francs par enterprise). Or cette méthode est devenue de plus compliquée à appliquer avec la multiplication des smartphones, ordinateurs et autres tablettes permettant de capter des programmes.

Exceptions prévues
La définition d’un appareil de réception n’est plus aussi claire. Avec le changement de système, déjà avalisé dans son principe par le Parlement, chaque ménage s’acquittera de la redevance. Mais des exceptions sont prévues.

Les personnes qui reçoivent des prestations complémentaires AVS ou AI resteront exemptées de la redevance. Idem de celles qui nécessitent des soins intensifs dans des foyers. Côté économie, les sociétés dont le chiffre d’affaires est inférieur à 500’000 francs, soit environ 70% des entreprises, ne devront plus payer la taxe.

Baisse de la taxe
La somme totale devrait rester la même (quelque 1,3 milliard de francs). Mais vu que davantage de personnes passeront à la caisse, le montant de la redevance baissera. Selon l’Office fédéral de la communication (OFCOM), l’ampleur de la baisse dépendra des exceptions finalement retenues. Le rapport explicatif évoque une taxe de 400 francs par an qui pourrait rapporter 1,1 milliard rien que du côté des ménages.

La perception continuera de se faire via un organe spécifique, (actuellement Billag) désigné sur appel d’offres. Comme variante, le Conseil fédéral prévoit de recourir à l’Administration fédérale des contributions pour prélever la redevance auprès des entreprises.

Avantages
Le gouvernement justifie le passage à une généralisation de la taxe par le fait que tout le monde profite d’un système de médias efficace. D’autres avantages sont mis en avant, comme une baisse de la charge administrative.

Plus besoin de s’annoncer ou d’annuler un enregistrement auprès de l’organe de perception. Tout se fait automatiquement par le biais du contrôle des habitants ou du registre des entreprises. Plus de problème de double facturation, ni de contrôle à la maison pour savoir si un ménage possède ou non un téléviseur. Finies aussi les redevances pour logements de vacances et résidences secondaires.

La loi devrait en outre être assouplie pour permettre de reverser intégralement aux chaînes privées y ayant droit leur part de redevance. Une réglementation spécifique sera créée pour les quelque 69 millions accumulés depuis 2007. Une part sera rétrocédée à la population.

Diffuser partout
Dans la foulée, le Conseil fédéral veut lâcher du lest face à certaines télés régionales qui, contrairement à leur concurrentes sans concession, ne peuvent pas émettre dans toute la Suisse. Elles seront en revanche tenus de sous-titrer leurs principales émissions d’information. Ces frais supplémentaires seront couverts par la redevance.

Une nouvelle procédure est proposée pour l’octroi des concessions aux radio et télévisions locales et régionales. Plus besoin de contrôler au préalable que la diversité de l’offre et des opinions n’est pas mise en péril. Le Département fédéral de la communication pourra toutefois intervenir après coup.

Entre plusieurs candidatures équivalentes, il choisira en outre qui contribue le plus à la diversité des médias. La limitation à deux concessions de télévision et à deux concessions de radio par entreprise de médias est maintenue sur le principe. Mais il sera possible d’en obtenir davantage si les programmes sont transmis via les nouvelles technologies comme la radio numérique DAB+.

Commentaires sur Internet
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Le magazine « encore ! » paraîtra aussi dans la « SonntagsZeitung »

8 mai 2012

Zurich/Lausanne (ats) Lancé en mai 2011 comme supplément au Matin Dimanche, le mensuel encore ! part à la conquête de la Suisse alémanique. Dès septembre, le magazine lifestyle (mode de vie) paraîtra une fois par mois dans la SonntagsZeitung, indique le groupe de presse Tamedia mardi.

La rédaction sera assurée par une équipe bilingue basée à Lausanne et Zurich. Elle sera dirigée par l’actuelle réactrice en chef Renata Libal et Silvia Aeschbach. Celle-ci était jusque là responsable du supplément Finest de la SonntagsZeitung", qui sera remplacé par encore !.

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